Chapeau !
Aujourd’hui, je vais vous parler chapeau.
Non non, pas celui que vous mettez sur la tête (pourtant, ce n’est pas l’envie de porter un chapeau de paille allongée dans l’herbe à l’ombre d’un arbre qui me manque… Je m’égare, pardon.).
Quand vous faites faire une dictée à votre enfant, et qu’il râle parce que bon, 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑦’𝑎 𝑑𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑝𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑖𝑓𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑙𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑡𝑠, 𝑐̧𝑎 𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑡 𝑎̀ 𝑟𝑖𝑒𝑛, vous vous dites qu’il faut trouver des arguments. Et vite.
Revenons donc à nos moutons… (qui d’ailleurs, font bêêêêê, avec un accent circonflexe).
Parce qu’une fois de plus, j’ai 𝐝𝐮̂ m’égarer (et pas « j’ai 𝐝𝐮 m’égarer ») alors que je souhaitais simplement vous parler du français (et pas dû français), mon sujet favori (ce que c’est drôle, une correctrice).
Croyez-moi, je ne perds pas la boule parce que je 𝐣𝐞𝐮̂𝐧𝐞 (ça, ça ne risque pas d’arriver) ni parce que je ne suis plus toute 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞. Disons que je suis d’âge 𝐦𝐮̂𝐫, et comme le dirait Desproges : « L’âge mûr, c’est la période de la vie qui précède l’âge pourri. »
(Je ne sais pas pourquoi, je sens qu’avec ce billet, je risque de me prendre un 𝐦𝐮𝐫…)
Vous avez suivi ? C’est 𝐬𝐮̂𝐫 ?
Non parce que tant qu’on est 𝐬𝐮𝐫 ce sujet, autant l’approfondir…
Disons que ce vestige du « s » étymologique qu’est l’accent circonflexe est tout de même bien utile, même s’il est malmené (et hop ! la réforme de 1990 sur le tapis. Ou sous le tapis. Comme vous voulez…).
Pour preuve, toutes les fois où je dois le corriger dans des textes qui parlent de 𝐭𝐚𝐜𝐡𝐞𝐬 (vous voyez, celles qui ne font pas joli joli sur votre chemisier tout blanc ?) et les confondent avec des 𝐭𝐚̂𝐜𝐡𝐞𝐬 (celles qu’il faut accomplir, même quand on n’a pas le choix… comme la dictée à l’école, quoi !).
Et rappelons surtout qu’il existe d’irréductibles accents circonflexes (comme d’irréductibles Gaulois)… Eh oui ! voyez plutôt…
Il était à la 𝐩𝐞̂𝐜𝐡𝐞 et accomplissait cette 𝐭𝐚̂𝐜𝐡𝐞 quotidienne sans 𝐠𝐞̂𝐧𝐞 lorsqu’il était au 𝐜𝐡𝐨̂𝐦𝐚𝐠𝐞 (il aimait d’ailleurs beaucoup 𝐨̂𝐭𝐞𝐫 les 𝐚𝐫𝐞̂𝐭𝐞𝐬 pour mettre fin à son 𝐣𝐞𝐮̂𝐧𝐞). Il avait gravi une 𝐜𝐨̂𝐭𝐞 afin d’apercevoir le 𝐦𝐚̂𝐭 d’un bateau qui, pour 𝐬𝐮̂𝐫, n’était pas 𝐩𝐫𝐞̂𝐭 à jeter l’ancre. Soudain, il vit un homme d’âge 𝐦𝐮̂𝐫 s’approcher en lui tendant un bout de papier. Qu’était-ce donc ?
Imaginez sa 𝐭𝐞̂𝐭𝐞 lorsqu’il découvrit un diplôme d’𝐡𝐨̂𝐭𝐞 le plus serviable et 𝐜𝐚̂𝐥𝐢𝐧 du village !
Bon, je sais, je laisse trop vagabonder mon esprit… Mais avouez, ça permet de se remettre des petites choses en tête, non ?