Ce soir, on se couchera moins bête…
L’âne brait, le mouton bêle, le serpent siffle, le crocodile vagit (ou lamente !), le canard cancane, mais qui clabaude ?
Ha ha ! Ami(e)s des animaux, bonjour !
Saviez-vous que plusieurs animaux clabaudent : les oies, les grenouilles et… les chiens de chasse !
Ce mot d’origine incertaine remonterait au XVIe siècle, où il fut utilisé par Du Bellay.
En 1762, l’Académie précise qu’il s’applique aux chiens qui aboient fortement sans être « sur les voies de la bête ».
C’est à partir du XVIIe siècle que l’on se met à l’utiliser pour évoquer les hommes qui crient, qui parlent beaucoup et qui ne disent rien de solide (Furetière, 1690).
Ainsi peut-on clabauder une nouvelle : la crier à tort et à travers.
Je clabaude donc (ou pas)…
𝐿𝑒𝑠 𝑀𝑜𝑡𝑠 𝑝𝑎𝑢𝑚𝑒́𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝐼𝑝𝑜𝑚𝑒́𝑒 arrivent ! Préparez-vous !
Épastrouillant, n’est-ce pas ?
Comment ? Épastrouillant ne vous dit rien ?
Allons bon !
Il paraît que c’est un belgicisme qui signifie « étonnant »…
Le Grand Robert nous apprend que cet adjectif, issu du participe présent du verbe épastrouiller a été utilisé par Rimbaud et Proust…
Voyez plutôt : « Tonnerre de Dieu, ce que j’entends là, c’est exaspérant, c’est mal écrit, mais c’est épastrouillant, ce n’est pas l’œuvre de tout le monde. »
Dommage, ce n’est pas de mon billet qu’il s’agit…
Connaissiez-vous ce joli mot ?